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samedi 13 mai 2017

Nous voulons notre argent maintenant ! En janvier, on a reçu 5 millions [de francs CFA] mais le prési...



'' Nous voulons notre argent maintenant ! En janvier, on a reçu 5 millions [de francs CFA] mais le président nous avait promis 7 millions de plus. Et hier soir, nous avons découvert que nos délégués nous avaient trahis ! Nous ne voulons pas renoncer à notre argent, une parole donnée est une parole donnée ! La crise du cacao, ce n’est pas notre problème », s’énerve un mutin rencontré devant le camp militaire. Un autre estime qu’ils ont été « poignardés dans le dos (...) Nous n’étions pas au courant de l’accord qu’ils ont manigancé avec le pouvoir. Nous aimons le président, le pays, mais nous souffrons tandis que les généraux, les colonels mangent les milliards qui nous sont dus '' - '' Les tirs, c’est pour faire entendre notre mécontentement », explique un mutin dans la deuxième ville du pays, selon qui « tous les camps militaires de la ville » sont sous leur contrôle. « Nous ne voulons pas déstabiliser le pays, explique-t-il, mais on ne peut pas nous dire que la Côte d’Ivoire est pauvre. On nous parle de la chute du cacao pour ne pas nous payer mais pendant des années Gbagbo, avec une Côte d’ivoire coupée en deux, a payé les fonctionnaires, et ses hommes étaient mieux traités que nous. On nous a demandé d’attendre pendant trois mois et là on nous dit de laisser. Nous voulons notre argent c’est tout. » [lemonde.fr]

jeudi 11 mai 2017

Korhogo – Affrontements évités entre militaires et ex-combattants, la police en médiateur





Des affrontements ont été évités de justesse entre militaires et démobilisés le lundi 8 mai à Korhogo lors de la manifestation des ex-combattants dans cette ville.
Grosse frayeur à Korhogo. Dans la nuit du lundi 8 mai 2017, des ex-combattants qui y manifestaient pour revendiquer une attention soutenue du gouvernement sur leur situation précaire, ont failli en découdre avec des éléments des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) en poste dans cette localité.
Selon Ouattara Yssouf dit ‘’El Diablo’’ le secrétaire national de la ‘’Cellule 39’’ une structure qui rassemble des ex-combattants, basée dans la capitale du Poro, tout est parti de la sortie « inhabituelle » de l’armée au cours de cette manifestation.
« Le lundi dernier au cours de la manifestation de rue de certains des nôtres dans la ville de Korhogo, on ne sait pourquoi, mais vers 10 heures soit quelques instants après l’entame de la manifestation, des militaires sont sortis pour quadriller les différents corridors de la ville où se sont rassemblés les démobilisés. Alors qu’il est connu de tous que la sécurité interne incombe à la police et à la gendarmerie », relate-t-il à Politikafrique.info.
Cette présence des militaires ajoute-t-il, n’était pas appréciée des manifestants qui en ont fait des interprétations. « Cette sortie de l’armée a irrité les ex-combattants. Selon eux, c’était le signe que l’Etat veut tuer les démobilisés. Au-delà, ils estimaient que les autorités refusent d’écouter les problèmes pour lesquels il y a des manifestations. Ils ont donc décidé de ne pas mettre fin à leur manifestation », poursuit ‘’El Diablo’’.
Source : abidjan.net